La petite histoire du testament

La petite histoire du testament

La petite histoire du testament

Savez-vous depuis quand existe le testament ? Qui a eu cette idée folle de consigner ses dernières volontés pour la première fois ? Faisons au travers de cet article un tour d’horizon de tout ce qu’il faut retenir de l’histoire du testament, de la Grèce Antique à nos jours.

Comme nous le savons tous, Le testament est un document écrit qui relate les biens dont dispose une personne et les noms de ceux à qui il compte les léguer après sa mort, autant bien sûr que la loi le permet. Le testament ne prend effet qu’au décès de la personne qui l’a rédigé. L’acte de rédiger ses dernières volontés sur papier existe depuis la Grèce Antique et ne se nomme pas à l’époque « testament ». Ces écrits étaient réservés uniquement aux individus morts sans laisser d’héritiers directs. Si l’on en croit Plutarque, célèbre historien grec de la période Antique, l’inventeur de ce qui se rapproche le plus du testament se nomme Solon, homme d’état, avocat et poète qui à vécu au VIIème siècle avant Jésus-Christ.

Le testament dans l’histoire de France

Mais le testament a surtout fait irruption dans la vie occidentale lors des Croisades (1095-1291), lorsque les croisés craignaient pour leur vie et désespéraient de ne plus revoir leurs bien-aimés. Ils se sont alors mis à rédiger leurs dernières volontés sur du papier.

L’un des premiers testaments restés célèbre est celui de Louis VIII (1187-1226) qui, malade au retour de sa croisade contre les albigeois, avait rédigé un testament dans lequel il confiait le gouvernement à sa femme. Ce testament démontre l’importance que peut avoir un testament, puisqu’il lègue ainsi par testament le règne de tout un pays. A ce jour, ce testament est d’ailleurs parmi les legs les plus significatifs.

Un autre testament de Roi à marqué l’histoire française, celui de Philippe Auguste, rédigé en septembre 1222. La somme de ses legs s’élève alors à 790 000 livres parisis (cf. ici), soit près de 4 ans de revenus à l’époque. Ce testament illustre d’ailleurs la prospérité du royaume à la fin de son règne.

Le rôle du notaire dans l’histoire du testament

L’histoire du testament est intrinsèquement liée à celle du notariat, et plus précisément à celle des notaires. La présence de fonctionnaires dont le rôle s’apparentait à celui des notaires sur le territoire actuel de la France est attesté dès le troisième siècle de notre ère. Ceux-ci authentifiaient déjà des contrats au nom de l’État. Le terme de « notaire » a cependant fait son apparition durant la colonisation de la Gaule par l’empire romain. En effet, les romains en colonisant la Gaule, y ont importé leurs institutions, et parmi celles-ci figure le rôle de notaire. Ces notaires sont alors appelés « Notaires Gaulois ». Ils rédigeaient des actes, notamment en vue de recenser les terres pour déterminer l’assiette de l’impôt foncier .

Durant les invasions barbares, cette institution allait disparaître avant de faire sa réapparition au IXème siècle en vertu d’un capitulaire (acte législatif de l’époque) de Charlemagne.

Le rôle prééminent du notaire dans la succession va commencer sous le règne de Saint-Louis aux alentours de l’année 1270 en pleine période des Croisades. La popularité du testament durant cette période violente y est sans doute pour quelque chose. C’est ainsi que l’on voit naître les prémisses de la signature à travers le « seing » que chaque notaire se devait de copier pour attester de l’authenticité d’un acte. Le « seing » s’est au cours du temps personnalisé, chaque notaire ayant le sien. De là, prétendent certains, est apparu la signature.

Quelques années plus tard, en 1304, Philippe le Bel, petit-fils de Saint-Louis, allait confirmer l’importance jouée par les notaires en réglementant le notariat dans les pays de droit écrit. Le notaire devient alors un « office royal », les notaires déjà en fonction reçoivent une nouvelle investiture.

La révolution de 1789 elle-même n’aura pas eu raison de la mainmise du notariat sur les acte civils dont fait partie le testament. Pour preuve, prenons l’article 902 du « Code Napoléon » rédigé en 1804, qui dans le but de s’assurer que le testament est dicté par le testateur lui-même, maximise l’importance des notaires dans l’élaboration du testament, en leur donnant une place significative. Pour la petite anecdote,  le testament de Napoléon 1er mondialement connu et parmi les plus long de l’histoire, composé de 7 codicilles de treize à trente-sept points, fut écrit en présence de Notaires.

Depuis le début du XIXème siècle, le rôle du notaire n’a pas fondamentalement évolué dans l’élaboration d’un testament.

Testamento : une nouvelle ère dans l’histoire du testament ?

L’histoire du testament en France connait une nouvelle évolution avec l’arrivée du testament en ligne en 2013. Le principe de testament en ligne est un principe apparu aux États-Unis en 2001. Il n’existait pas en France jusqu’à l’arrivée de Testamento.fr, qui introduit sur le marché un outil de rédaction de testament olographe en ligne.

Il suffit de se rendre sur Google et d’écrire dans la barre de recherche du moteur les mots « testament en ligne » pour comprendre à quel point cette petite révolution a marqué les esprits.

Petite histoire du testament

Petite histoire du testament

Le testament en ligne est le résultat de l’association du digital et d’une institution traditionnelle. Il modifie évidemment notre rapport à ce document, en dématérialisant une partie de la procédure. L’objectif de Testamento est de changer radicalement le rapport du grand public avec testament, en assurant un accès simple et rapide à l’information sur le sujet sur un site internet dédié. Sur testamento.fr, il suffit de quelques clics pour comprendre sa situation personnelle en matière de succession, puis de quelques minutes pour obtenir un modèle de testament. Enfin, quelques minutes supplémentaires suffisent pour le recopier avec des instructions claires et précises.

Le rôle du notaire dans le testament en ligne de Testamento est prépondérant mais discret pour l’utilisateur :

  • En amont, des notaires ont travaillé avec Testamento à l’élaboration du service, aux côtés d’avocats spécialisés, afin que le processus de génération automatique de modèles testaments soit parfaitement légaux ;
  • En aval, des notaires reçoivent les testaments des clients de Testamento et s’assurent que le testament est parfaitement recopié avant de l’enregistrer dans le fichier national des Notaires, appelé  « Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés » (FCDDV), puis de le stocker à vie dans les meilleures conditions de conservation possibles.

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Virgile Delporte
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